Comment faire un bon hook qui te ressemble (et pas un template copié sur tout le monde)

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Un bon hook, c’est la première chose qui décide si on te lit ou si on passe son chemin. Le titre d’une vidéo, la première ligne d’un post, l’ouverture d’un Reel, la première slide d’un carrousel, l’objet d’un email. Si ça n’accroche pas, tout le reste ne sera jamais vu.

Voilà la réponse en une phrase. Un bon hook, ce n’est pas une formule virale que tu recopies sur Internet. C’est ton expérience, formulée pour la bonne personne et le bon format.

Pendant dix ans, j’ai fait comme tout le monde. J’allais chercher des templates d’accroches qui cartonnent, je les recopiais, et ça me faisait sonner comme tout le monde. Le pire, c’est que je n’avais aucune idée si l’accroche serait bonne avant de la publier.

Dans cet article, je te montre comment faire un bon hook qui part de toi. Ce que ça veut dire, pourquoi les premières secondes décident de tout, comment éviter le piège des templates, comment extraire une accroche de ta propre histoire, et comment l’adapter à chaque format.

Tu préfères regarder plutôt que lire ?

Je montre tout le processus dans cette vidéo, avec l’outil que j’ai construit pour ça.

Le titre de cette vidéo a été écrit par l’outil que je présente, pas par moi.

C’est quoi un hook, et pourquoi on dit aussi accroche

Un hook, c’est la toute première chose que ton audience voit ou entend. Son seul travail, c’est de donner envie de rester. On dit aussi une accroche, ou un hameçon. Les trois mots disent la même idée : tu attrapes l’attention avant qu’elle ne s’en aille.

Dans le milieu de la création de contenu, le mot hook est partout. Garde juste en tête que c’est ça, une accroche. Rien de plus compliqué.

Il y a deux grandes familles d’accroches.

Le hook visuel, c’est ce que l’œil capte en premier. La miniature d’une vidéo, la première image d’un Reel, la slide de couverture d’un carrousel.

Le hook écrit ou parlé, c’est la phrase qui ouvre. Un titre, une première ligne, les premiers mots que tu prononces.

La plupart du temps, les deux travaillent ensemble. Une première frame de Reel, c’est une image plus une phrase. Un carrousel, c’est une slide plus un titre. C’est le couple qui accroche, pas un seul des deux.

Pourquoi un bon hook décide de presque tout

Si tu ne devais soigner qu’une seule partie de ton contenu, ce serait celle-là. La plupart des gens ne liront que ton accroche, et rien d’autre.

David Ogilvy, souvent appelé le père de la publicité moderne, l’a résumé il y a soixante ans dans Confessions of an Advertising Man. Selon lui, « en moyenne, cinq fois plus de gens lisent le titre que le corps du texte. Quand tu as écrit ton titre, tu as déjà dépensé quatre-vingts centimes de ton dollar ». Autrement dit, le titre, c’est 80 % du travail.

Le copywriting moderne dit la même chose autrement. La règle que tout le monde répète, c’est que 8 personnes sur 10 lisent l’accroche, mais seulement 2 sur 10 lisent la suite. Ce n’est pas une étude scientifique, c’est une règle de métier. Mais elle traduit bien la réalité : ton accroche fait le gros du tri.

Et aujourd’hui, il y a une couche en plus. Ton titre, ce n’est pas juste ce qui donne envie de cliquer. C’est aussi ce qui te fait trouver. Sur YouTube ou sur Google, un titre clair avec les bons mots, c’est ce qui amène les bonnes personnes vers toi.

Et quand quelqu’un pose une question à une IA comme ChatGPT ou Claude, le contenu bien formulé a beaucoup plus de chances d’être repris. Une étude de Princeton acceptée à la conférence KDD 2024 montre qu’un contenu bien structuré peut gagner jusqu’à 40 % de visibilité dans les réponses des IA.

Donc le hook, c’est le levier numéro un. Pas un détail de fin de production.

Le piège des templates de hooks viraux

Quand on comprend que l’accroche est si importante, on fait tous le même réflexe. On va chercher des listes d’accroches qui marchent, des formules toutes faites, et on les recopie. J’ai fait ça pendant des années.

Le souci, c’est que tout le monde fait pareil.

Quand cinquante créateurs utilisent la même formule, elle perd son effet. Ton audience l’a déjà vue passer dix fois cette semaine. « Personne ne te dira ça », « j’ai testé pendant 30 jours », « voici l’erreur que tu fais » : ces phrases ont fonctionné, justement parce qu’elles étaient rares. À force d’être copiées, elles deviennent du bruit.

Et il y a un problème plus profond. Une formule virale, ce n’est pas toi. Elle a été écrite par quelqu’un d’autre, pour une autre audience, dans un autre contexte. Tu la colles sur ton contenu, et ça sonne faux. Les gens le sentent, même sans savoir pourquoi.

Le template te donne une coquille. Mais une accroche vide reste vide, même bien emballée.

Le meilleur hook, c’est ton expérience (voilà comment l’extraire)

La bonne nouvelle, c’est que tu as déjà ce qu’il faut. Ta matière première pour un bon hook, c’est ce que tu as vécu, testé, raté, compris. Personne d’autre ne l’a vécu comme toi. C’est ça qui rend une accroche unique.

Un template d'accroche générique et terne face à un bon hook lumineux tiré de ta propre expérience
À gauche, la formule copiée que tout le monde utilise. À droite, l’accroche tirée de ton vécu.

Au lieu de piocher dans une liste, réponds à quelques questions sur ton sujet.

Quel est le moment où tu as galéré sur ce sujet ? La galère, c’est de l’or. Si tu as bloqué dessus, ton audience aussi.

Qu’est-ce que tu as compris qui va à l’inverse de ce qu’on croit ? Le contre-intuitif accroche, parce qu’il crée une question dans la tête du lecteur.

Quel résultat concret tu as obtenu ? Un chiffre, un avant-après, une preuve. C’est plus fort que n’importe quelle promesse.

À partir de ces réponses, tu tiens des accroches qui ne ressemblent à personne. « Pendant dix ans, je ne savais pas si mes accroches étaient bonnes avant de publier », c’est une accroche. Elle vient de mon vécu, pas d’une liste.

Et l’IA dans tout ça ? Elle peut t’aider, à condition de bien t’en servir. Si tu demandes à ChatGPT « donne-moi 10 hooks viraux », tu retombes dans le piège du template : tu obtiens des formules génériques qui sonnent comme tout le monde.

Le bon usage, c’est l’inverse. Tu lui donnes ton expérience, ton profil, ta façon de parler, et tu lui demandes de partir de là. L’IA devient un partenaire qui formule tes idées, pas un distributeur de phrases toutes faites.

Cette progression, du créateur qui copie vers le créateur qui part de lui, je l’ai détaillée dans mon article sur les 4 niveaux du créateur de contenu à l’ère de l’IA.

Un bon hook change selon le format

Une même idée ne s’accroche pas de la même façon sur chaque plateforme. L’accroche se décline.

Une même accroche déclinée par format : titre YouTube, première ligne de post, ouverture de Reel, slide de carrousel et objet d'email
Une seule idée, cinq accroches différentes selon le format.

Sur YouTube, c’est le titre plus la miniature. Le titre doit donner envie tout en restant clair sur le sujet.

Sur un post type LinkedIn, c’est la première ligne, celle qu’on voit avant le « voir plus ». Elle doit créer assez de tension pour qu’on déplie.

Sur un Reel ou un Short, c’est les trois premières secondes. Une phrase forte plus une image qui stoppe le scroll.

Sur un carrousel, c’est la slide de couverture. Une promesse ou une question, lisible d’un coup d’œil.

Sur un email, c’est l’objet. Court, intrigant, sans mentir sur le contenu.

Il y a un dernier réglage que peu de gens font : adapter le hook à où tu en es sur la plateforme. Quand ta chaîne YouTube démarre avec peu d’abonnés, la plupart de tes vues viennent des suggestions de YouTube. Tes titres doivent donc contenir les bons mots-clés, pour que la plateforme te recommande aux bonnes personnes. Si tu avais déjà cent mille abonnés, tu pourrais te permettre des titres basés sur la pure curiosité. Au début, surtout pas.

Une bonne accroche se pense donc par format et par niveau. C’est aussi pour ça que je tiens à publier sur tous mes réseaux sans tout réécrire à la main : l’idée reste la même, mais l’accroche s’adapte à chaque endroit.

Comment juger un hook avant de publier (sans tomber dans le clickbait)

Le vrai problème, longtemps, c’était ça pour moi. J’écrivais une accroche, et je n’avais aucune idée si elle était bonne avant de la mettre en ligne. On publie un peu à l’aveugle.

Tu peux te donner une grille simple. Passe ton accroche au crible de quatre questions.

  • Est-ce qu’il crée une question dans la tête du lecteur, une envie de savoir la suite ?
  • Est-ce que la promesse est tenable, et tenue par le contenu derrière ?
  • Est-ce qu’il est clair, compréhensible en une seconde ?
  • Est-ce qu’il te ressemble, ou est-ce qu’il pourrait être de n’importe qui ?

Le deuxième point est le plus important. C’est la ligne entre une bonne accroche et le clickbait.

Le clickbait, c’est une accroche qui promet quelque chose que le contenu ne livre pas. Ça marche une fois. Les gens cliquent, sont déçus, et partent. Et les plateformes le voient. YouTube, par exemple, pénalise les titres qui font fuir les gens au bout de quelques secondes.

Un bon hook tend la corde, mais il la tient. Tu peux créer toute la curiosité que tu veux, à condition de répondre derrière. C’est ce qui fait revenir les gens.

Comment je m’y prends aujourd’hui

J’ai fini par me construire un outil qui fait exactement ça pour moi. Il part de mon profil, de mes réseaux, de ma façon d’écrire. Quand je lui donne un contenu, il me propose les meilleurs angles d’accroche pour ce sujet, il génère des hooks sur tous mes formats, et il les note. Avec une barrière que je lui ai posée : pas de clickbait, pas de sur-promesse.

Le titre de la vidéo plus haut, ce n’est pas moi qui l’ai écrit. C’est cet outil. Et ce qui est marrant, c’est que par réflexe, j’ai voulu le reformuler pour le rendre un peu plus vendeur. Je me suis fait recaler par mon propre outil, parce que j’avais posé une règle d’honnêteté et que ma reformulation la cassait.

Donc voilà. Un bon hook, ce n’est pas une formule. C’est ton expérience, formulée pour la bonne personne, sur le bon format, et tenue par ce qui suit.

Questions fréquentes

C’est quoi un hook sur les réseaux sociaux ?

Un hook, c’est l’accroche qui ouvre ton contenu : le titre d’une vidéo, la première ligne d’un post, les premières secondes d’un Reel, la slide de couverture d’un carrousel. Son seul rôle est de capter l’attention pour donner envie de voir la suite.

Comment trouver une bonne phrase d’accroche ?

Pars de ton expérience plutôt que d’une liste de formules. Repère le moment où tu as galéré sur le sujet, ce que tu as compris à contre-courant, ou un résultat concret que tu as obtenu. Une accroche tirée de ton vécu est unique et sonne juste, là où un template recopié sonne comme tout le monde.

Combien de temps a-t-on pour capter l’attention ?

Très peu. Sur une vidéo courte ou un Reel, ça se joue dans les trois premières secondes. Sur un post, c’est la première ligne avant le « voir plus ». Sur un email, c’est l’objet. En moyenne, 8 personnes sur 10 ne liront que ton accroche, donc elle fait le plus gros du travail.

Faut-il utiliser des templates de hooks viraux ?

Comme source d’inspiration, pourquoi pas. Pour les recopier tels quels, non. Quand tout le monde utilise les mêmes formules, elles perdent leur effet et te font sonner comme les autres. Sers-toi des structures pour comprendre ce qui crée la curiosité, mais remplis-les avec ta propre matière.

Comment écrire un titre accrocheur sans faire du clickbait ?

Crée de la curiosité, mais tiens la promesse. Le clickbait promet ce que le contenu ne livre pas : ça marche une fois, puis les gens partent et les plateformes pénalisent. Un bon titre tend la corde et la tient. Avant de publier, vérifie que ce que ton accroche promet est bien présent dans le contenu.

En résumé

Faire un bon hook, ce n’est pas chercher la formule magique. C’est partir de toi.

  • Un bon hook, c’est ton expérience formulée pour la bonne personne, pas un template recopié.
  • Les premières secondes décident de presque tout : c’est le levier numéro un.
  • Les formules virales perdent leur effet à force d’être copiées, et elles ne te ressemblent pas.
  • Le hook se décline par format et selon ton niveau sur la plateforme.
  • Crée de la curiosité, mais tiens la promesse, sinon c’est du clickbait.

J’ai mis tout ce système dans un outil que je donne, plus un pack pour démarrer si tu n’as pas encore Claude Code, dans ma communauté gratuite, la Tribu des Libreneurs : rejoins la Tribu ici. Tu récupères le dossier, tu le glisses dans Claude Code, et tu obtiens des accroches calibrées sur toi.

Teste ça, et donne-moi des nouvelles.

Marc-Antoine Richard

Marc-Antoine Richard, fondateur de Libreneur. Écologue de formation devenu expert web, il teste depuis 2014 les outils, l'automatisation et l'IA pour aider les solopreneurs à créer du contenu sans y laisser leur temps ni leur énergie. Il partage ses méthodes sur YouTube et dans la Tribu des Libreneurs.

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